Ce post a été écrit depuis ma banque. Cela fait deux bonnes heures que mes oreilles entendent une voix standard annonçant les numéros devant se présenter devant les guichets. Sur les 8 box devant accueillir les clients, 6 sont vides. Après deux bonnes heures d’attente, je me présente devant le guichet qui m’envoie à la vérification de la signature. J’arrive chez un monsieur à demi caché par une pile de documents et qui jouait à l’occupé: c’est la pause, lança-t-il d’une voix triomphale nous renvoyant à 14h45 minutes. Je dois encore attendre une heure et demie.
En face de moi, un opérateur économique venu s’enquérir d’un virement effectué deux semaines plutôt et toujours en instance: “le Swift n’est pas encore disponible !”, lança le banquier agacé. Une vieille femme réclame son chéquier. Après une fouille dans plusieurs tiroirs, on lui retrouva enfin le chéquier. Elle doit aussi repasser après la pause. Idem pour ce retraité effrayé car sa carte a été happée par le GAB.

Dans la petite foule de clients frustrés, aucune révolte. En bons africains résignés, tout le monde se dirigea vers la porte. J’essayais l’application chèrement facturée pour obtenir mon relevé. Entre les vérifications de mot de passe et les SMS de confirmation, me voilà invité à me rapprocher de l’agence la plus proche.
Voilà le calvaire de la plupart des clients des banques. À l’heure où l’on parle de digitalisation, de nouveaux core banking systèmes et de SI de nouvelle génération, force est de le dire, les services bancaires africains n’ont pas encore réussi la bonne gestion des flux. En dépit des investissements colossaux pour la digitalisation, le client est constamment confronté aux lenteurs diverses. Vivement la révolution, la vraie, au service des clients.

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