Samuel L Jackson, adepte du Mystic Bantu. La liste est longue.

Il y a de ces endroits que l’on découvre et qu’on emporte avec soi. Le Mystic Bantou et ses 200 masques en est certainement un. Construit sur pilotis au dessus des eaux, tout en paille et bambou en bois et en matériaux locaux, ce restaurant bar africain branché de Libreville niché sut un bras de mer, marie les plaisirs du sens avec ceux de l’esprit. Dès la porte d’entrée de ce musée de l’Afrique tropicale qui, sous certains aspects, ferait bien office de temple Hindou, l’on tombe sur d’imposants portraits de célèbres figures africaines. De Thomas Sankara à Patrice Lumumba en passant par Omar Bongo, Manu Dibango et d’autres, l’on est vite conquis comme ce grand acteur et vedette du cinéma américain (Samuel L. Jackson pour ne pas le nommer) qui a souhaité que son portait figurât à côté des monstres sacrés de l’Afrique indépendante. La galerie est complète dans une ambiance sonore et tamisée authentique où l’Afrobeat cohabite avec le reggae, le twist et, vous n’en reviendrez pas, les belles sonorités de la forêt tropicale.

Eblouissement des sens à l’entrée du Mystic Bantu, le mystic garden.

Au delà du menu assez équilibré sur le thème de l’authenticité et de la modernité, de la rencontre gastronomique savoureuse entre l’Occident et l’Afrique, des feuilles de manioc, du niembouet, du poisson salé, de la gazelle braisée et du lapin piqué, servi sur des assiettes en bois avec des feuilles de bananier, c’est surtout la carte des jus locaux qui a bluffé le chaland. Si la providence porte vos pas dans cet endroit magique, nous vous suggérons avant tout d’essayer l’Os du gorille, un cocktail tropical qui sert de passeport pour un voyage spirituel dans l’âme profonde la forêt tropicale. Mélange de gingembre, d’alomo bitters, de corossol et de sodabi, ce breuvage bat en ce moment des records de dégustation à Libreville sur mer. “L’os de gorille est fait d’écorces de chez nous, à l’exemple du Matoundi. Il est traditionnel, pure, avec un peu d’iboga à l’intérieur. C’est typique des vertus de la forêt gabonaise », explique-t-on. Autre saveur à découvrir, toujours provenant d’arbustes aux vertus délicieuses, médicinales et mystiques, le Pygmée en enfer ou encore le Lait de Panthère.

Alida Ndong Aboghe: « le hasard n’existe pas… »

Les jus nature sont servis avec des arômes d’écorce des senteurs essayées dans un vrai laboratoire où l’alchimie s’opère sous le contrôle de l’inspiratrice et patronne des lieux. La maîtresse des céans, Alida Ndong Aboghe, veille au grain avec cette fine discrétion seigneuriale. Cette femme entrepreneur qui évolue dans la haute couture et la restauration signe toutes ses œuvres avec le même positionnement: authenticité et spiritualité. “Le hasard n’existe pas. Il y a derrière chaque chose, chaque masque, chaque rencontre, un code mystique que j’ai appris à déchiffrer tout enfant auprès de mes parents initiés”, explique-t-elle. Entre elle et ce restaurant, c’est l’œuvre qui rend hommage à son auteur. “Je voulais que lorsqu’on rentre au Mystic Bantu on ait l’impression d’être au village. Je ne voulais pas faire comme les autres, je voulais vraiment me démarquer de tous les autres restaurants ».

Diplômée en marketing et en hôtellerie, Alida vient d’inaugurer une adresse dédiée entièrement à la mode et à la haute couture gabonaise et africaine. Le lancement officiel des activités de la maison de la mode et de l’art, Mystic Créations, a eu lieu vendredi 30 décembre à la Marina Bay de la sablière. Véritable complexe culturel, ce centre doté d’ateliers, de mercerie ajoutera bientôt une école de la mode à sa panoplie de services dédiés à la haute couture.

1 COMMENTAIRE

  1. Une très nelle rencontre au Mystic Océan, un amour et un respect profond pour les codes et valeurs culturelles du pays.
    Son implication et son ambition se constatent dans ce qu’elle touche.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici